La transition digitale au coeur des enjeux modernes des milieux de la construction et de l'ingénierie

 

 Selon les prévisions de l’ONU, quelques 2,5 milliards d’individus résideront en ville à l’horizon 2050.       Contributeur à hauteur de 10% à 12% du PIB mondial, le BTP devrait atteindre 15% d’ici 2030 .Une   transition digitale majeure est donc inéluctable pour faire face aux défis à venir. Le boom technologique   de ces dernières années a considérablement redéfini les différentes attentes en matière de BTP. 

 Le BIM, la modélisation 3D et l’imagerie 360° représentent les avancées les plus décisives et disruptives   dans l'industrie AEC. Elles ont notamment permis d’élever le niveau de tous les standards relatifs à la   conception, la planification et la phase de construction.

Vers la numérisation de la filière

Dans cette optique, une mutation empreinte de transformation digitale s’opère afin d'améliorer la productivité tout en répondant aux nouveaux besoins de la filière.

Avec les récentes évolutions observées dans le secteur du numérique notamment, les comportements des consommateurs de tous bords se voient désormais affecter par des marchés en mutation rapide. L’avènement du B2C en l’occurrence a totalement refaçonné les bases de la relation qui lie le fournisseur à son client. Et l’industrie de la construction n’est pas en reste du phénomène. Aujourd’hui, avec un niveau de service particulièrement élevé et flexible, le sur-mesure tend à devenir la norme.

Ce que l’on attend d’un projet n’est donc plus seulement qu’il soit livré en bonne et due forme à la date prévue. Les édifices doivent désormais répondre à des exigences spécifiques en termes de personnalisation, de modularité ou de connectivité, d’empreinte environnementale, de cybersécurité...

Le digital intègre désormais tous les processus et définit la synergie mise en place afin d'assurer le déroulement du projet et sa communication aux différents acteurs.

Le BIM épine dorsale de la stratégie digitale

Les conclusions de l’étude menée par le cabinet Oliver Wyman dépeignent un manque de confiance entre les différents acteurs de la filière. Seuls 32 % des maîtres d’ouvrage affichent un grand degré de confiance à l’égard des entreprises de construction, 59% l’estiment comme modéré et 9% comme faible. Selon Global Construction Project owner’s survey, les professionnels du secteur ont conscience de leurs dérives. 

Ils identifient eux-même que seulement 31% des projets respectent les budgets initialement définis et que 75% des projets de construction sont livrés hors délais

 

Dans cette perspective, l’adoption du BIM et son évolution technologique perpétuelle offrent la meilleure piste pour combler les dérives actuelles. Doté désormais d’une dimension 5D intégrant le budget et la planification, il s’érige en amont de l’édifice et permet de repenser toute la chaîne de valeur pour augmenter la performance QSCD de la filière. 

Sia Partners estime dans son étude que le BIM pourrait réduire la durée des chantiers de 10% et réduire de 12% les coûts totaux du cycle de vie sur un horizon de 5 à 7 ans.

Chez nos voisins allemands, ce sont désormais 28% des entreprises du BTP qui se disent séduur est confirmée et sits par l’utilisation du BIM, alors qu’en 2017 seuls 20% ont déclaré y avoir recours.

Connu pour doper les capacités décisionnelles en synergie avec les expertises opérationnelles et techniques, le BIM offre une démarche plus transversale et plus flexible.

Une meilleure compréhension des projets, un plus grand niveau de détail, un meilleur support d’auto contrôle, l’optimisation de la lumière, des calculs thermiques, notamment via la complémentarité des formats NBDM et IFC...

SI le BIM est actuellement utilisé par 9 utilisateurs sur 10 dans des projets neufs, 77% des utilisateurs envisagent de le déployer pour des rénovations ou de la réhabilitation et 66% pour des projets d'extension.

Très chronophage, le BIM n’est pas sans écueil ni limitation. Mais son adoption par le secteon utilisation est vouée à devenir la norme.

Bien qu’étant encore à ses prémices, le BIM s’érige en catalyseur de la transformation digitale du secteur de la construction. Son expansion rapide annonce une véritable révolution technologique.  Ce qui représente un challenge d’adaptation et de formation pour l’industrie AEC.

Les évolutions technologiques qui optimisent le BIM.

Grâce aux avancées réalisées dans le domaine de l’intelligence artificielle, les visites virtuelles et l’imagerie 360° permettent d’élever encore plus certains paramètres de qualité.

À titre d’exemple, Cortex est une IA introduite par Matterport et dont l’une des plus impressionnantes fonctionnalités est de générer à partir d’images prises en 360° une modélisation 3D d’un niveau de précision et de réalisme jusque là inégalé. Cette maquette générée en quelques minutes peut être intégrée à un BIM au format IFC pour assurer l'interopérabilité avec une multitude de logiciels. Un gain de temps considérable sur une tâche chronophage pour un résultat bien plus précis.

La documentation ne se résume plus à une pile de photos et de papiers à peine compréhensibles, mais à un site de construction virtualisée. La maquette générée est une réplique parfaite de l’ouvrage réelle. Ce procédé permet de visualiser et mesurer une structure au millimètre près. Pratique pour vérifier les dimensions des tuyaux, des fermes de toit ou encore des poutres.

La visite virtuelle apporte par ailleurs une valeur au projet durant toute la phase de construction. Il s’agit en premier lieu d’un outil de veille et de contrôle permettant à chaque partie concernée de suivre à distance les avancées et de visualiser le projet dans son contexte réel.  De plus, il renforce la confiance entre les parties en apportant plus de transparence. Cela facilite, dans le cadre de la mise en oeuvre du BIM, la coordination des différents corps de métiers et offre un impact visuel décisif lors d’une campagne de communication. Pour augmenter l’effet “immersion”, la VR offre d’intéressantes possibilités.

C’est également un outil de mémoire qui scanne en quelques secondes l’intégralité d’une pièce. Cette rapidité permet de conserver facilement l’historique des évolutions passées et de retourner à une phase spécifique du chantier pour enquêter sur d’éventuelles erreurs. Par ailleurs, en cas de sinistre, les différentes équipes auront bien plus de facilités pour restaurer l’édifice dans son état initial.

Un atout stratégique

Le suivi de chantier via l’imagerie 360° offre une couverture complète, aidant les entreprises de construction à respecter les obligations contractuelles en matière de documentation de chantier. Il fournit également des enregistrements visuels précis de la construction ; ce qui réduit les risques en cas de sinistre. Les images panoramiques de progression du chantier (parfois appelées visites virtuelles à 360°) font partie intégrante de la documentation de construction visuelle. 

Grâce à ces différentes implémentations, cette technologie optimise toujours plus les différentes chaînes de valeur depuis la conception d’un projet jusqu’à sa livraison et même au-delà.

Le BIM, la modélisation 3D, les visites virtuelles deviennent les égéries d’un marché en pleine évolution où la norme tend désormais vers la digitalisation de l’ensemble des processus.

 

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